La 13ème édition des Rencontres MARGUERITE DURAS les 14, 15 et 16 mai 2010 au Château de Duras 47120

  

ont présenté le programme suivant :

14 et 15 MAI 13ème édition des RENCONTRES de DURAS thème : MARGUERITE DURAS, alcool et écriture

14 mai 21h  cinéma

15 mai  de 10h à 18h  conférences, séquences audio, entretiens et cinéma

15 mai à 21h Théâtre

16 MAI SALON DU LIVRE de DURAS

 

amedi 15 mai     de 10h à 12h     et  de 14h30 à 18h

Château de Duras   Salle d'accueil

Une journée entière avec MARGUERITE DURAS, ALCOOL ET ECRITURE

Entrée gratuite

 

10h  

Ouverture des RENCONTRES "Marguerite Duras, alcool et écriture"

Séquence audio *  "On ne sent pas la mort dans l'alcool...."

Conférence : "Marguerite Duras avec et sans alcool" par Jean-Pierre MARTINécrivain, Professeur de littérature contemporaine à l'Université Lyon 2. Membre de l'Institut Universitaire de France.

 

11h15

Séquence audio* "J'aime voyager en France ..."

Témoignage : Joëlle PAGES-PINDON professeur de chaire supérieure à Janson de Sailly, vice-présidente de l'association Marguerite Duras, reçoit Robert THOMASInspecteur d'académie honoraire, Conseiller culturel en Israël de 1973 à 1978 qui a accueilli Marguerite Duras lors de son voyage en Israël en janvier 1978.

 

14h30

Projections* : court-métrage NUIT NOIRE CALCUTTA premier film de Marin KARMITZ réalisé en 1964. Sur la maladie de l'alcoolisme. Scénario de Marguerite Duras. Interprètes : Maurice Garrel, Natacha Parry et Nicole Hiss. En version d'origine, avec la voix de Maurice Garrel. 25mn Noir et blanc.

Suivi d'une projection de 10m; : Marin KARMITZ parle de son film et de sa relation avec Marguerite Duras.

Suivi de la projection NUIT NOIRE CALCUTTA avec la voix de Marguerite Duras (2001) 22mn Noir et blanc.

*DVD

 

15h30

Conférence  "Une traversée de la nuit ? NUIT NOIRE CALCUTTA, aux marges du cycle indien" par Sylvie LOIGNON Maître de conférences en littérature française à l'Université de Caen. Auteur.

 

16h15

Conférence  "Le défaire dans l'oeuvre de Marguerite Duras" par Françoise BARBE-PETIT Maître de conférence à l'Université de Paris VI. Auteur.

 

17h00  "Alcool et écriture chez d'autres écrivains : Françoise Sagan"

Entretien avec Geneviève MOLL, journaliste de presse écrite, de radio et de télévision, rédactrice en chef de France2 auteur de Madame Sagan.

 

17h30  

Séquence audio*  clôture

 

* Toutes les séquences audio sont extraites de MARGUERITE DURAS Le ravissement de la parole réalisé par Jean-Marc TURINE en 1997, 4 CD inédits et un livret. Réédité en 2010 .

Jean-MARC TURINE sera présent. Il est celui qui connait le mieux la parole radiophonique de Marguerite Duras.   

 

 

 

THEATRE

Samedi 15 ma

Château de Duras  Salle des Maréchaux

Entrée 15€


21h

Lecture théâtralisée de ECRIRE

 ECRIRE texte de Marguerite Duras Editions Gallimard

Interprétation : Tania TORRENS

Mise en scène  Jeanne CHAMPAGNE

Scénographie : Gérard Didier. Lumière : Franck Thévenon. Son : Bernard Valléry.

 

Le spectacle a été créé le 22 Novembre 2009 à Equinoxe-Scène Nationale de Châteauroux. Coproduction Equinoxe-Scène Nationale de Châteauroux / Théâtre Ecoute.

 

"..ça rend sauvage l'écriture. On rejoint une sauvagerie d'avant la vie. Et on la reconnait toujours, c'est celle des fprêts, celle ancienne comme le temps. Celle de la peur de tout, distincte et inséparable de la vie même. On est acharné. On ne peut pas écrire sans la force du corps. Il faur être plus fort que soi pour aborder l'écriture, il faut être plus fort que ce qu'on écrit. C'est pas seulement l'écriture l'écrite, c'est les cris des bêtes de la nuit, ceux de tous, ceux de vous et de moi, ceux des chiens."Marguerite Duras ECRIRE

 


 

SALON DU LIVRE

 

Dimanche 16 mai  SALON DES LIVRES  13ème édition

Château de Duras   Salle des Maréchaux

de 10h à 18h 

entrées gratuites et libres *

 

Libraires - Editeurs présents et représentés - Café littéraire - Rencontres d'auteurs et débats - signatures - Café et restauration sur place.

 

Librairie présente : Libellule de Marmande-47200

Editons présentes :  Fédérop, PUB, Mille plumes, Publi-book, Pit.

Editions représentées  : FERET, Finitude, Frisson Esthétique, BENOIT JACOB, Le Bord de l'Eau, Elytis, Pleine Page, Kimé, Esperluètes, Pierregord, Papier libre, Arléa, Odile Jacob, MINUIT, Gallimard, l'Olivier, Fayard, Albin Michel, Robert Laffont, Actes Sud, CNRS Editions, Seuil, L'Harmattan, HARMONIA MUNDI,  etc..

 

25 auteurs en dédicaces et signatures de leurs livres.

8 auteurs en rencontre dans le Café littéraire.

 

Invité d'honneur : Laurent MAUVIGNIER Des hommes Editions de MINUIT

7ème roman de Laurent Mauvignier. Un livre magistral.

 

10h

Ouverture 

 

Rencontres  : VIN et littérature  

10h15  

L'oenotourisme en France présenté par Bruno BOIDRON directeur des éditions Féret,  écrit par Sophie LIGNON-DARMAILLAC

10h45  

Les femmes et l'amour du vin  par Ségolène LEFEVRE

11h15  

Ecrits vin, cuvée 2010   par Pierre MORA

 

 

                12h Inauguration

                par Madame BERNADETTE DREUX maire de DURAS.

            En présence de

            Monsieur PIERRE CAMANI Président du Conseil Général de Lot-et-Garonne,

            Monsieur MICHEL DIEFENBACHER Député de Lot-et-Gaonne et de

            Monsieur JEAN FRANCOIS-PONCET Sénateur de Lot-et-Garonne qui                dédicacera son livre, paru fin 2009 aux éditions Odile Jacob : 37, quai d'Orsay Mémoires pour aujourd'hui et pour demain.

 

 

Rencontres  L'INDICIBLE .. L'IN-DIT ..

14h30

Rencontre : Entretien et lecture  avec Laurent MAUVIGNIER autour de Des hommesEd Minuit conduite par Joëlle Pagès-Pindon et Michèle Ponticq.

Rencontre : Entretien et lecture et avec Jean-Marc TURINE autour de Foudrol  Ed Esperluètes conduite par Michèle Ponticq.

 

 

3  Rencontres en poésie : 1 heure de lectures poètiques

15h45

Naissances d'argile de et par Joëlle PAGES-PINDON, premier recueil publié aux editions du Frisson esthétique. Projection des oeuvres de Marie-Pierre THIEBAUT.

Au matin de la parole de et par Gabriel OKOUNDJI  publié aux ed. Fédérop

Nuits bleues, Calmes bières  de Jean-Pierre MARTINET publié aux ed. Finitude. Lu parClaude FOSSE comédienne.

 

 

Rencontres  autour du PATRIMOINE

17h00 

Emmanuel Félicité de Durfort Duc de Duras et Jean Orieux deux essais biographiques écrits et présentés par Pierre BEARNAIS historien né à Duras et publié à compte d'auteur.

17h15

Rencontre avec Dominique AUDRERIE  à propos de PATRIMOINE et TOURISME et plus particulièrement de l'ETHIQUE TOURISTIQUE.

 

      Biographie des intervenants

 

      Partenaires Librairie Editeurs

 

      * Dimanche 16 mai les visites du château se feront uniquement guidées : 3   départs à 11h  14h30 et 16h15  au tarif habituel .

www.chateau-de-duras.com

         

 

 

 

 

 

 

Trouville, Hommage à Marguerite Duras 10 et 11 octobre 2009

 

 

Samedi 10 Octobre 2009
HOMMAGE À MARGUERITE DURAS   14ème édition 

12h - Hôtel de ville : Remise solennelle du Prix Marguerite Duras par M. Pierre Bergé.
16h - Hall des Roches Noires : Lecture spectacle "Les eaux et forêts" avec Claire Deluca, Marie-Christine Barrault et Jean-Marie Lehec.
21h - Hôtel de ville : Projection "Les lieux de Marguerite Duras" portrait intimiste à Neauphle-le-Château et à Trouville. Réalisation : Michelle Porte (1972) - durée : 2h - Présentation du film par Joëlle¨Pagès-Pindon, professeur de Chaire Supérieure à Paris, auteur de Marguerite Duras l(éd.Ellipses 2001). Le film sera suivi d''une discussion avec la réalisatrice.


Dimanche 11 Octobre 2009
HOMMAGE À MARGUERITE DURAS  14ème édition 

11h - Hôtel de ville : "Des romans aux pièces et aux films : une ou plusieurs Duras ?" - Causerie-débat avec Dominique Noguez à l'occasion de son dernier ouvrage "Marguerite, toujours". Discussion animée par Alain Vircondelet et des membres du jury du Prix Marguerite Duras.

15h - Hall des Roches Noires : représentation "Le Shaga de Marguerite Duras" avec Claire Deluca, Jean-Marie Lehec et Hervine De Boodt.

Gratuit.
Places limitées - Inscription obligatoire à l'Office de Tourisme.
02 31 14 60 70     http://www.trouville.fr

Lectures d'été 2009

 Claire DELUCA Marie-Christine BARRAULT Jean-Marie LEHEC 

Didier BEZACE    Anouk GRINBERG

lisent 
Marguerite Duras

 

 4 août 21h
Les Eaux et Forêts
Claire Deluca, créatrice de la pièce, Marie Christine Barrault 

et Jean Marie Lehec

 

6 août 21h
Le Square
Anouk Grinberg Didier Bezace

Prix des places
Adultes 15 €    Etudiants et moins de 18 ans : 8 €
Pass 2 spectacles  25 € et 10€

Adhérents Association MD 13€ et 21€

Réservations dès maintenant : 06 72 82 58 60 ou 06 85 50 63 53 ou
contact@marguerite-duras.org

 

Pour en savoir +

 L'Amante anglaise

Au Théâtre de la Madeleine

Du mardi au samedi à 20h30, dimanche à 15h

avec

Ludmila MIKAËL
Ariel GARCIA-VALDÈS
André WILMS

Mise en Scène de Marie-Louise Bischofberger
Assistante à la mise en scène Alexandra Lacroix
Décor Bernard Michel
Costumes Bernadette Villard
Lumières Dominique Borrini
Images Caroline Champetier
Son André Serré

 

Théâtre de la Madeleine, 19 rue de Surène, Paris 8eme (jusqu’en juillet).

Loc : 0142650709

 

Inspirée par un fait-divers sanglant de 1949, Marguerite Duras avait écrit un roman puis une pièce. Troublante histoire de femme jouée depuis plus de trente ans, « L’amante anglaise » n’a pas pris une ride.


Trois raisons d’y aller.
-Le suspens vertigineux. Claire Lannes a tué sa cousine sourde et muette qui vivait chez elle et l’a découpée en morceaux. Elle a avoué, mais dira t-elle pourquoi ? Un homme l’interroge après avoir questionné son mari. Voyage jusqu’au tréfonds d’une conscience, au coeur de la douleur, comme on explore une énigme.
-La magie Duras. Il n’y a que Marguerite pour dresser le portrait d’une criminelle avec autant de profondeur tout en laissant à cette femme son mystère. Claire Lannes était-elle trop aimante ou indifférente à sa propre vie et à celles des autres ? Pas de bonne réponse mais des pistes qui fascinent.
-Ludmilla Mickaël magnifique. Par choix, elle s’était retirée du théâtre depuis huit ans. Elle revient, impressionnante de sincérité, de subtilité. Elle EST cette héroïne étrange et attachante.
        Patricia Gandin

LE VICE-CONSUL de Marguerite Duras

avec Coralie SEYRIG

Conception Catherine Gottesman

Images Yaneck

Vendredi 13, samedi 14, lundi 16 février à 20h30

Dimanche 15 février à 17h30.

Théatre du Temps

9 rue Morvan Paris - métro Voltaire

01 43 55 10 88

 

Sortie Nationale "Un Barrage contre le Pacifique" en Lot-et-Garonne

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 Critiques de Presse.

 

Vraie ambiance… Acteurs excellents … Gaspard Ulliel, interprète avec brio
le rôle de Joseph. Il donne la réplique à Isabelle Huppert et se révèle
"impressionnant".

Europe 1 - Bruno Cras (07/01/2009)

 

 Un film lumineux comme les sublimes paysages de cette Indochine…

RTL – Laissez-vous tenter (05/01/2009)

 

… Film attachant et touchant…. Rithy Panh qui de ce roman tire une fable
politique … il parvient à capter le Cambodge de Duras … une terre à la
fois dure et belle, des lieux, une atmosphère qui ont porté les comédiens et
leurs personnages…

France Info – Florence Leroy (06/01/2009)

 

C'est une étrange alchimie qui opère au long de ces deux heures. Elle fait
d'un cinéma classique, presque conformiste en apparence, un film tourmenté,
gênant, passionnant.

Ce film passionnant, avec Isabelle Huppert tout en nuances dans son
personnage de femme courageuse et cruelle, s’inspire du roman de Duras…

Le film file avec brio et cruauté cette métaphore de la corruption. La lutte
de la mère pour son autonomie est salie par son avidité qui lui fait
sacrifier sa fille, le rêve civilisateur de l'administration coloniale est
pourri par la vénalité des fonctionnaires et la cruauté des militaires.
Seule la force animale de Joseph (Gaspard Ulliel qui n'a plus rien ici d'un
éphèbe parisien) échappe à cette dégradation, par la seule grâce de sa
brutalité.

Le Monde – Thomas Sotinel (07/01/2009)

 

Le film de Rithy Panh, porté par une Isabelle Huppert consumée par un feu
intérieur qui est autant celui de l'actrice, qu'il éclaire et fait
flamboyer, que celui de la mère, qui la ronge, puise ses racines dans une
terre dont il exalte la beauté fragile et dont il sublime le destin insensé
des enfants, soumis depuis des décennies à l'injustice et à la barbarie. Le
film tout entier vibre de cet amour débordant et de cette colère qui ne se
contient pas.

Le Nouvel Observateur - Pascal Mérigeau (08/01/2009)


 

Ca bouge, ça n'est pas parfait, ça vibre donc ça vit (.. .). La dernière
heure est romanesque à souhait (.. .) et le plan final, hommage simplissime
à la mère de Duras, est bouleversant.

Les Inrockuptibles - Jean-Baptiste Morain (07/01/ 2009)

 

Isabelle Huppert est une fois de plus superbe en mère courage, face à un
Gaspard Ulliel qui gagne en épaisseur à chaque rôle et à une débutante à
suivre : Astrid Bergès-Frisbey.

Jean-Philippe Guérand – Nouvel Observateur

 

Rithy Panh construit une libre adaptation du roman autour de la figure de
la Mère, superbement incarnée par Isabelle Huppert (…) Grâce à cette liberté
prise face au roman qui laisse intacte la force du propos, grâce aussi à la
présente intense des acteurs et à la beauté des décors naturels, ce film est
une réussite.

David Fontaine – Le Canard Enchainé (07/01/2009)

 

Cette adaptation fidèle à l’esprit du roman fonctionne à l’écran, avec la
rancoeur autochtone qui gronde, tapie dans l’ombre, et avec les destins qui
s’entrechoquent, écrasant les rêves et balayant les illusions.

Monsieur Cinéma - Olivier Pélisson

 

Un film ouvert, généreux et populaire…. Un ambitieux tableau…

 Alexis Campion - JDD (4/01/2009)

 

Un barrage contre le Pacifique : puissant… un film qui passe par une vive
sensualité

Pierre Vavasseur – Le Parisien (07/01/2009)

 

Les personnages véhiculent ici, chacun à sa manière, une imperfection, un
inachèvement troublants - la jeune Astrid Bergès-Frisbey est la révélation
du film.

Louis Guichard - Télérama (10 /01/ 2009 )

 

“Ce barrage aux élans du coeur, beauté visuelle pure et dure, résiste
magistralement au temps qui passe.”

Madame Figaro - Elisabeth Gouslan

 

On vibre à l’unisson de cette plantation menacée par des éléments hostiles,
de ces rizières fragiles et pourtant convoitées, de ce coin de colonie avec
ses cafés, ses hommes de troupe et ses violences pas toujours feutrées.

Les comédiens font le reste. Isabelle Huppert est forcément géniale quand
elle campe une femme à bout de forces et d’arguments pour sauver son clan et
son lopin de terre. Jusqu’au dernier souffle. Gaspard Ulliel apporte un
poids très viril au rôle du fils qui va s’affranchir d’une mère cynique et
oedipienne.

Et Astrid Berges-Frisbey, la jeune révélation du film, joue avec une
troublante sensualité l’adolescente en proie aux tourments de son corps et
de ceux qui la désirent.

La Tribune - Michel Pascal

 

Elle se bat contre l'eau qui envahit ses rizières du golfe du Siam. Elle se
bat contre une administration française mesquine et raciste qui veut la voir
partir de cette terre qu'elle aime tant. Elle se bat contre la maladie....
Il fallait une actrice de l'envergure et de la subtilité d'Huppert pour
rendre compte des contradictions d'une femme tour à tour résignée et
combative…

Le Point – François - Guillaume Lorrain

 


D’emblée, les ravages de l’eau salée que traverse la mère en sa marche
obstinée et fiévreuse ; l’agonie du cheval que Joseph aura usé jusqu’à son
dernier souffle pour un labeur guère différent de celui des villageois qui
triment sur la propriété familiale. Et l’utopie d’un barrage de glaise et
de bois contre les flots ennemis... Face à une exploitation coloniale qui
berne et opprime sans scrupules, des résistances se forment chez les
villageois comme chez certains « petits Blancs » idéalistes dont la
crédulité civilisatrice doit être rapportée aux mentalités de l’époque…
c’est par l’attachement aux personnages, par l’attention portée à ce qui
les constitue, aux résonances intimes, que va s’élever une symbolique plus
vaste. Certains rôles sont bien tenus, comme celui de Monsieur Jo (Randal
Douc), homme d’argent sino-cambodgien habile à tous les profits ; le film
repose beaucoup sur les exceptionnelles qualités d’Isabelle Huppert. On
s’incline une fois de plus devant le mystère de cet équilibre entre travail
rigoureux et vertigineuse intuition qui lui permet de tout accorder de ses
gestes, phrases, regards et silences pour traduire l’orgueil et la
fragilité d’une femme qui, jusqu’à sa fin, jamais ne renonce.

L’Humanité - D. W.

 

 

< Nouvelle zone de texte >>

LA DOULEUR

Le Théâtre du Temps présente

 

AURELIA STEINER Melbourne, Vancouver.

 

Loin, très loin de l'Europe,  Aurélia a survécu à l'extermination. "Un accident dela vie dans la chaîne de la mort".
Devant la mer, elle appelle son amour disparu. Qui est-il au juste?
Dans ces appels poétiques  intenses, Marguerite Duras nous dit la difficulté de se construire une identité de survivante.

conception Catherine Gottesman
video Paolo Cirio, Vincent Rousseau

avec CORALIE SEYRIG
et AUDREY BONNET

Du 29 janvier au 2 février
20h30 les jeudi 29, vendredi 30, samedi 31janvier et lundi 2 février.
17h30 le dimanche 1 février
Places 15€/10€
Théâtre du Temps  9 rue du Morvan Paris 11e
M° Voltaire     Tel : 01 43 55 10 88 

Des invitations sont disponibles pour tous les amis fidèles à nos productions et le tarif réduit s’applique à tous les adhérents des associations durassiennes.

      

THEATRE DES AMANDIERS du 2 au 14 decembre 2008
à 20H30 , sauf le dimanche à 16H Relâche le lundi

TEXTE MARGUERITE DURAS
AVEC DOMINIQUE BLANC
DIRIGÉE PAR PATRICE CHÉREAU

Le texte La Douleur est publié aux Éditions Folio Gallimard.

durée : 1h30

Nous sommes heureux de saluer le retour de Patrice Chéreau au théâtre Nanterre-Amandiers qu’il a dirigé de 1982 à 1990.

La dernière guerre, Marguerite Duras l’a vécue tout à la fois comme femme dont le mari avait été déporté, comme résistante, mais aussi, comme écrivain. Lucide, étonnée, désespérée parfois, elle a, pendant ces années, tenu un journal, écrit des textes que lui inspirait tout ce qu’elle voyait, ce qu’elle vivait, les gens qu’elle rencontrait ou affrontait.
Ce sont ces récits et des extraits de son journal que Marguerite Duras a réunis sous le titre La Douleur : I «La Douleur», II «Monsieur X. dit ici Pierre Rabier», III «Albert des Capitales, Ter le milicien», «L’Ortie brisée», «Aurélia Paris».

Un Barrage contre le Pacifique

 Biographie

 

Rithy Panh
 Rithy Panh est né le 18 avril 1954 à Phnom Penh (Cambodge). Rescapé des camps de travail des Khmers rouges, il s’enfuit en 1979 en Thaïlande et arrive en France en 1980 : il sort diplômé de l’IDHEC en 1985 et réalise son premier documentaire Site 2, centré sur les camps de réfugiés cambodgiens en 1989.
 Son œuvre est imprégnée du travail de mémoire et de la douleur des survivants du génocide. Il tente de retrouver la culture cambodgienne à travers le cinéma. Dans une interview réalisée en novembre 2005, il dit que : « il s’agit pour le peuple cambodgien de se réapproprier son identité et ses racines. »
Dans S21, La Machine de mort Khmère rouge, l’horreur passée resurgit lorsque les gardiens de Tuol Sleng refont sur les lieux vides de l’ancienne prison, leurs gestes d’alors.
Il a entre autre réalisé : Les Gens de la rizière (1994), Un soir après la guerre (1998), La Terre des âmes errantes (1999), Les Artistes du théâtre brûlé (2005), Le Papier ne peut pas envelopper la braise (2007).

Lucy Harrison.
Actrice, on a pu la voir dans Chemins de traverse, de Manuel Poirier (2004) et dans Décalage horaire, de Danièle Thompson (2002). Elle joue le rôle de Carmen dans  Un Barrage contre le Pacifique .

 

 Randal Douc.
Né au Phnom Penh, il vient en France en 1975, à l’âge de quatre ans.
Tout en poursuivant des études scientifiques, il reçoit une formation de comédien à l’École de Chaillot. Egalement, écrivain il a écrit le diptyque théâtral Teuk Dey dont les deux volets, Les Hommes désertés (éd. L’Harmattan) et Rouge de la guerre s’inspirent de l’histoire récente du Cambodge. En 2006, à travers une équipe franco-cambodgienne, la compagnie Articule a créé Les Hommes désertés à Phnom Penh (Cambodge) puis en France au Théâtre Gérard Philipe d'Orléans-la-Source.
Il fait sa première apparition cinématographique dans le film. Il y incarne le personnage de Monsieur Jo.

 

 Michèle Pujos

Professeur agrégée de Lettres classiques. A assuré l'animation des dispositifs d'initiation à l'image de l'Education Nationale dans le Lot-et-Garonne.

 

 Alain Vircondelet
Universitaire, écrivain et biographe, Alain Vircondelet est né à Alger. Sa rencontre avec Marguerite Duras est déterminante dans sa carrière d’écrivain. Ami de la romancière dès 1969, il lui consacrera plusieurs ouvrages. Il est président du Prix Marguerite Duras, initié par le Conseil Général de Lot-et-Garonne. Ses autres biographies s’attachent à explorer des vies vouées à l’absolu.

 

 Michèle Ponticq et Annie Collin-David
Présidente et Secrétaire Générale de l’Association Marguerite Duras.

 

 Jean-Marie Barbe

Réalisateur de documentaires depuis 1979. Il est à l'origine de plusieurs festivals de cinéma documentaire.

 

Critique du film

 Dans Le barrage, Marguerite Duras critique le système colonial, la critique dépasse le discours idéologique et politique pour parler avant tout de l'homme. Elle décrit la misère d'une femme confrontée au système colonial, et met en évidence les injustices du système de concessions, le mépris des riches blancs pour la population indigène..... son sujet véritable demeure « la mère » nourricière emportée dans un lutte effrénée contre les éléments, qui porte un amour violent, voire cruel à ses enfants .

     Le film reste, sans être le prétexte à une dénonciation, l'histoire d'une femme, mère de ses enfants, laissant l'humain au centre du film, sans aborder le personnage mythique du roman. Ceci, d'ailleurs n'enlève pas aux personnages centraux du scénario l'épaisseur de ceux du roman, l'interprétation authentique, personnelle et intelligente des acteurs respectent le réalisme émotionnel du roman et la sensibilité de Marguerite Duras. Même si le rythme des dialogues de MD toujours juste et en tempo avec la musicalité de la conversation, est plus difficile à retrouver dans le film.

La construction très classique du scénario a du mal à traduire l'écriture de MD construite sur un jeu constant entre structures réalistes et structures poétiques, symboliques et mythiques, brouillage de la vérité et de l'illusion, instabilité d'un registre qui mêle sans cesse le tragique au comique.

Un pari difficile à tenir, mais que Rithy Panh a compensé par une sensibilité partagée avec l'auteur, vis-à-vis de la souffrance et de la guerre. Comme MD, il a choisi la liberté de « voyager dans l'œuvre », de se situer dans le roman avec sa vision personnelle et son vécu. Il y a trouvé un idéal humaniste et il sait nous faire partager les émotions fortes qui mêlent le roman de MD (lecture de la lettre écrite par la mère aux agents du cadastres) et la réalité historique d'un pays magnifiquement filmé.

      La dernière image du film sur la plaine de Ream ,aujourd'hui, et « les rizières de la femme blanche » montre que tout ceci ne fut pas vain !

Annie Collin-David
Association Marguerite Duras

    

La Revue Le Frisson esthétique a vu le jour en 2006, à l’initiative d’Esther Flon, directrice des éditions du même nom. Empruntée à l’écrivain Remy de Gourmont, la formule du titre symbolise  la richesse et la singularité de son projet : il s’agit, à travers l’exploration d’un vaste champ artistique – « Littérature- Arts- Gourmandises »  –, de faire revivre ou de susciter le « petit frisson esthétique » sans lequel il n’est point de création véritable. Parmi les rubriques régulières de la revue, celle du « Premier frisson » est particulièrement évocatrice : un écrivain y raconte sa première émotion artistique, celle qui a, peut-être, décidé de sa vocation ;  les lecteurs de la revue ont ainsi pu découvrir des pages inédites de Régine Deforges, de  Michel Onfray ou d’Amélie Nothomb. A côté de textes poétiques qui témoignent de la création vivante, à côté de balades gourmandes qui rappellent que l’écriture n’est pas qu’un jeu d’esprit, la revue offre aussi des « promenades littéraires » à travers des œuvres connues ou à redécouvrir.
 Le dernier numéro du Frisson esthétique,  placé sous le signe des « Coquilles & coquillages »,  accueille dans sa rubrique des « Promenades littéraires », un texte de Joëlle Pagès-Pindon, intitulé « Marguerite Duras et l’enfant à la coquille », qui s’intéresse à la symbolique de la coquille dans l’œuvre de Duras. En écho avec ce texte, la revue offre la reproduction de deux œuvres du sculpteur Marie-Pierre Thiébaut, photographiées par la cinéaste Michelle Porte : « Paysage mouvant – marbre 1969 » et « Paysage busqué – marbre 1970 ». On sait que ces sculptures de Marie-Pierre Thiébaut avaient inspiré à Marguerite Duras un très beau texte  – « Au fond de la mer », paru en 1972 dans la revue Sorcières et repris en 1984 dans le recueil Outside. En nous donnant la photographie de deux de ces sculptures, Marie-Pierre Thiébaut offre au lecteur de la revue, le privilège de revivre le « frisson esthétique » qu’avait éprouvé l’écrivain lors de la découverte de cet univers artistique en résonance avec son propre imaginaire. 


   Joëlle Pagès-Pindon