Rue Marguerite-Duras est une nouvelle rue de la ZAC Masséna, Paris Rive Gauche. Paris 13ème.
Christian de Portzamparc est l’architecte urbaniste de cette ZAC.
Laurent Mauvignier
Duras, le ravissement de la langue
"Elle a hissé les mots les plus simples jusqu'à la poésie pure. Quinze ans après sa mort, l'écrivain entre dans "La Pléiade".
Avec son entrée .." suite
Château de Duras - DURAS - Lot & Garonne - 18 et 19 mai 2012 à 21h THEATRE
18 MAI à 21h
LA MORT DU JEUNE AVIATEUR ANGLAIS ... ECRIRE
Brigitte Fossey et Bertrand Degrémont
L'acte de l'écrit; l'écriture, comme un cri, un besoin, un geste irraisonné et cependant urgent, nécessaire.
L'évènement de la mort d'un jeune aviateur éveille une colère et un boulversement chez M.Duras, avant que ce soit son rapport à l'écriture qu'elle ne raconte, ce qui peuple sa vie. Malgré toute sa limite, sa difficulté et son bonheur aussi.
d'après Marguerite Duras Durée 1h05 mn
19 mai à 21h
Monique Dorsel,
Ce silence de l’histoire des femmes, à partir des Yeux Verts : .
Toutes les dates autour du parcours Duras à Malakoff :
SAMEDI 17 MARS - 16H
Médiathèque - Malakoff
Laure Adler parle de Marguerite Duras avec Jeanne Champagne et le public.
MARDI 20 MARS - 20H30
MERCREDI 21 MARS - 19H30
JEUDI 22 MARS - 19H30
VENDREDI 23 MARS - 20H30
SAMEDI 24 MARS - 20H30
Théâtre 71
L'Eden Cinéma de M.D. mise en scène Jeanne Champagne
LUNDI 26 MARS - 20H30
Cinéma Marcel Pagnol
India song - projection-rencontre avec Laure Adler et Jeanne Champagne
+ stage avec les amateurs de théâtre autour de l'oeuvre de Marguerite Duras les 17 et 18 mars.
+ stage avec les professeurs de l'Académie de Versailles autour de l'oeuvre de Marguerite Duras les 8, 9 et 10 février.
ces stages sont animés par Jeanne
Pour plus d'informations vous pouvez joindre Jeanne Champagne sur son portable au 06 82 69 09 87 ou theatre.ecoute5@orange.fr ou www.theatre71.com
Savannah bay
http://www.athenee-theatre.com/saison/fiche_spectacle.cfm/110699_savannah_bay.html
texte Marguerite Duras
Mise en scène Philippe Sireuil
4 › 26 novembre 2011
« On s’empêche de mourir par politesse. La salle attend. On lui doit le spectacle.”
Il y aurait deux femmes. L’une assez âgée, une comédienne, on suppose qu’elle l’a été, prénommée Madeleine, peut-être à cause de Madeleine Renaud, pour qui le rôle aurait été écrit dans les années 1980. L’autre serait plus jeune, elle pourrait être sa petite-fille, ou ne pas l’être. Entre elles, il y aurait l’histoire d’une enfant morte, et l’histoire d’un amour sorti des eaux bleues de Savannah Bay, un jour de chaleur. Un jour marqué d’une pierre blanche, où les amants se rencontrent, et un autre jour, près d’un an après, où la jeune fille, elle s’appellerait Savannah elle aussi, retournerait dans les eaux bouillonnantes, cette fois pour y mourir. Entre les deux, il y aurait un enfant, une petite fille. Bien sûr, on serait dans le théâtre de Marguerite Duras.Donc ce ne serait pas un récit linéaire, mais une histoire qui se ferait et se déferait au rythme des battements du coeur, une histoire apprise par coeur, comme un texte de théâtre, par une actrice. On comprendrait les choses en suivant le ressac de la mémoire, comme les eaux de Savannah Bay, des fragments de souvenirs qui se déposent pour être emportés à nouveau, et recomposés, dans le lointain de la mémoire, de la géographie, ou le lointain du plateau de théâtre. Ce serait fragile et poignant comme une chanson d’amour très simple. Le metteur en scène Philippe Sireuil le dirait comme ça : "L’infinie liberté de son écriture fait de Savannah Bay un moment de théâtre qui nous tend en partage ce que l’amour, la douleur, la quête de la vérité et la poésie peuvent oser de plus beau."
Le Shaga
http://www.athenee-theatre.com/saison/fiche_spectacle.cfm/110706_le_shaga.html
texte Marguerite Duras
mise en scène : Claire Deluca, Jean-Marie Lehec
4 > 26 novembre 2011
"À 37 ans, je me suis dit : un lion. C’est ce qu’il me faut… Un lion vivant."
Le Shaga, en vrai, on ne savait pas que ça existait. Et on ne sait toujours pas si ça existe. Ce qu’on tient, en revanche, pour sûr, c’est qu’il existe un texte de théâtre écrit et mis en scène en 1968 par Marguerite Duras qui s’appelle comme ça, et qui eut un temps pour sous-titre Allô, allô, c’est moâ. Pas un texte inédit mais un texte inouï, ou, selon l’auteur, “la chose la plus folle que j’aie jamais écrite”. De quoi s’agit-il ? “Ce sont des gens qui parlent et que la parole entraîne. Il y a là-dedans une gaïté essentielle, un pessimisme très joyeux, un pessimisme qui a le fou rire.” On y évoque un bidon troué, un oiseau bavard, un aller-retour pour Monte-Carlo, et trois personnages, dont une dame qui s’est réveillée un matin “coincée dans le shaga”. Mais le shaga, c’est quoi ? Une langue tour à tour agglutinante et synthétique, peut-être parente du cambodgien ou de l’indonésien, un genre de javanais, ou encore la langue effrayante et jubilatoire d’une folle subversion… Nathalie Sarraute y voyait “un théâtre d’une telle nouveauté qu’il s’affirmera nécessairement” ; Claude Roy écrivait qu’“à grands éclats de rire, de poésie, d’innocence souveraine, Le Shaga abat les murailles de mort”. Créatrice du rôle, Claire Deluca nous permet de découvrir une Duras inattendue, provocatrice et facétieuse, galopant dans les étendues escarpées de l’absurde fréquentées par Ionesco, Beckett et les Monty Python, et sublime, forcément sublime.
Réservation : 01 53 05 19 19
Athénée Théâtre Louis-Jouvet – 7 rue Boudreau – 75009 Paris
M° Opéra, Madeleine - RER Auber
Autour des spectacles :
Conférence sur le théâtre de Marguerite Duras
avec Philippe Sireuil, metteur en scène de Savannah Bay et Claire Deluca, metteure en scène et comédienne dans Le Shaga, modérée par Joëlle Pagès-Pindon, professeure de Chaire supérieure, spécialiste de Marguerite Duras, en partenariat avec la Bibliothèque nationale de France.
BnF 58 rue de Richelieu 75002 Paris
mercredi 16 novembre de 12h30 à 14h I entrée libre
Livres
"MICHELLE PORTE Entre documentaire et fiction : un cinéma libre"
Editions Le Bord de l'eau
COMPTE RENDU de Joëlle Pagès-Pindon
Pour qui s’intéresse à l’œuvre de Marguerite Duras, le travail de Michelle Porte
est une référence essentielle, à la fois parce que les films qu’elle a consacrés à
l’écrivain figurent parmi les plus remarquables du genre, et parce que sa propre esthétique entre en résonance avec les exigences durassiennes en matière de création artistique, tout en les incarnant dans des réalisations fortes et singulières, qui ne ressemblent à aucune autre.
De ce point de vue, l’ouvrage paru en 2010 aux Editions du Bord de l’Eau (Michelle Porte – Entre documentaire et fiction : un cinéma libre) représente un document doublement précieux. Constitué pour l’essentiel d’un entretien entre Jean Cléder – un universitaire bien connu pour ses travaux sur les relations entre littérature et cinéma, directeur de la collection « Art en parole » dans laquelle s’insère le présent ouvrage – et Michelle Porte, il permet à la cinéaste de commenter et d’approfondir avec rigueur et finesse, ses grands choix esthétiques, dans leur complexité comme dans leur constance. Mais le deuxième mérite de l’ouvrage est aussi d’offrir au lecteur/spectateur la possibilité de découvrir un exemple particulièrement éclairant du travail de Michelle Porte à travers le DVD de son film Savannah Bay c’est toi, que l’éditeur présente en accompagnement du livre. Réalisé pendant les répétitions de sa pièce Savannah Bay mise en scène par Marguerite Duras elle-même au Théâtre du Rond-Point en 1983 (avec Bulle Ogier et Madeleine Renaud comme interprètes), ce film, qu’il était très difficile de voir, se révèle un témoignage capital sur la dramaturgie durassienne, une véritable « leçon de théâtre » dont la réalisatrice a su capter et restituer toutes les dimensions, qu’elles soient humaines ou artistiques.
Diverse et riche dans ses contenus, la filmographie de Michelle Porte témoigne de l’unité profonde de sa création, que résume bien la formule qu’emploie la cinéaste à propos de son film Les lieux de Virginia Woolf : « Ce que je montre, ce n’est pas elle mais son regard, le regard qu’elle porte sur les choses à travers ses textes » (p. 41). Car ce qui sollicite le processus créateur chez la cinéaste, ce qu’elle s’attache à transmettre au spectateur, c’est une vision singulière qui résonne en elle, un regard qui transforme le monde en œuvre d’art. La grâce singulière des films de Michelle Porte réside dans leur capacité à proposer, au moyen de l’image et du son, un « analogon » qui, telle la métaphore parfaite, incarne l’immatériel d’un imaginaire que le spectateur peut alors éprouver et partager. Dans ses films portraits d’écrivains (Marguerite Duras, Virginia Woolf, Edmond Jabès, Françoise Sagan) ou d’artistes (Carl Dreyer, Madeleine Renaud, Maurice Denis, Jean Degottex, Christian Boltanski, Jean-Pierre Raynaud, Claude de Soria ) ; dans ses films qui parcourent l’espace (D’un Nord à l’autre, Balade en Champagne) ou le temps (La Peste de Marseille, La Princesse Palatine à Versailles) ; dans ses fictions ou adaptations d’œuvres littéraires (Le Gardien du feu, L’Après-midi de Monsieur Andesmas), Michelle Porte réalise et accomplit cinématographiquement cette injonction capitale que donnait Marguerite Duras à ses comédiennes Madeleine Renaud et Bulle Ogier pour sa mise en scène de Savannah Bay : « Vous architecturez l’impossible, l’invisible, la mort. Vous faîtes un travail admirable ».
Une telle convergence entre l’écrivain et la cinéaste dans leur conception du but ultime de la création artistique, permet de mieux comprendre la spécificité de leur collaboration. Dans son film Les lieux de Marguerite Duras, Michelle Porte a eu, la première, l’intuition essentielle concernant la poétique durassienne, de la dimension matricielle des lieux, générateurs d’une esthétique qui fusionne espace et temps, mémoire et invention, fiction et sensations ; c’est dans ce film en effet que Marguerite Duras énonce une formule clé de sa création : « La mémoire pour moi est une chose répandue dans tous les lieux ». L’œuvre durassienne est le fruit de l’union du vécu et de l’imaginaire , incarnés en une « matière-émotion » – pour reprendre la formule du poète René Char – dont Michelle Porte a su capter le surgissement dans ses films consacrés à l’écrivain comme Les lieux de Marguerite Duras ou Savannah Bay c’est toi.
Loin de l’image d’un écrivain à l’intellectualisme inabordable, Michelle Porte nous montre une Duras vivante et authentique. A l’opposé de certains entretiens où l’écrivain se fige dans la posture (attendue ?) du « grantécrivain » sûre d’elle-même et manipulatrice, se jouant des questions posées, Michelle Porte filme une créatrice qui questionne à voix haute sa création, qui se livre dans ses certitudes comme dans ses doutes, dans ses enthousiasmes comme dans ses peurs, dans sa force comme dans sa faiblesse. Comme la réalisatrice le dit elle-même, « un visage est aussi intéressant qu’un paysage… Les hésitations de la parole elle-même font partie de la parole » (p. 42). La caméra de Michelle Porte est une présence/absence . Attentive, elle saisit la vérité d’un être ou d’un lieu, elle entre en empathie avec son sujet sans jamais l’éclipser, dans une unité où communient artistiquement celle qui filme, ce qu’elle filme et le spectateur.
De trente années de relations privilégiées d’amitié et de travail avec Marguerite Duras, Michelle Porte nous révèle dans ce livre certains éclairages sur l’œuvre qui ne manqueront pas d’intéresser ceux qui aiment et étudient l’univers durassien : ainsi en est-il des passages où elle évoque sa première rencontre avec Duras en 1966 (p. 51) ; son film Les lieux de Marguerite Duras (p. 17 et 56) ; l’histoire de Son nom de Venise dans Calcutta désert (p. 31) ou les relations de Marguerite Duras avec la comédienne Madeleine Renaud (p. 68). Pour compléter ces incursions dans la genèse toujours mystérieuse d’une œuvre, le lecteur pourra aussi découvrir de nombreux documents iconographiques inédits, comme la reproduction de pages de manuscrits (celui des Entretiens du Camion, p. 63) ou des photographies de tournage de films (La Musica p. 54 ou Vera Baxter p.55).
Il faut lire ce livre d’entretiens : il nous dévoile une cinéaste rare et singulière, qui sait saisir et mettre en lumière les univers imaginaires et artistiques qui la captivent et qu’elle nous donne à découvrir, à notre tour, à travers le charme puissant de ses images.
éditions LE BORD DE L'EAU
livre accompagné du DVD du film Savannah Bay, c'est toi de Michelle Porte avec Bulle Ogier et Madeleine Renaud
C'était Marguerite Duras Tome II 1946-1996
éditions Fayard
Fabuleuse somme d'informations biographiques ( faisant suite au tome I 1914-1945 publié en 2006) rassemblées par Jean Vallier ancien directeur du French Institute-Alliance française à New York et de la chaîne cablée TéléFrance-USA.
Jean Vallier avait rencontré Marguerite Duras en 1969 et entretenu ensuite, avec elle, une longue amitié.
Une référence pour tous les durassiens.
Dans le séjour des corps de Philippe VILAIN
Essai sur Marguerite Duras , Les Editions de la Transparence, 2010.
Par l’auteur, entre autres, de L’Etreinte (Gallimard 1997), Confession d’un timide (Grasset, 2010) et L’Autofiction en théorie (La Transparence, 2009), un essai sur la question de la morale durassienne en amour : « Ainsi, à l’impératif moral et social de la fidélité en amour, Duras préfère la fidélité à l’Amour même. Certes, cette fidélité conduit nombre de ses héroïnes, prisonnières du devoir, à la folie ; mais elle témoigne surtout de la foi lucide d’un écrivain dans l’avènement du désir » (Quatrième de couverture)
Flux cinématographiques, cinématographie des flux de Didier COUREAU
L’Harmattan 2010.
Spécialiste en esthétique du cinéma (et en particulier concernant l’œuvre de Jean-Luc Godard), Didier Coureau, à travers la notion de flux cinématographique, étudie les rapports entre le temps, la mémoire et la matière visuelle et sonore – une analyse dans laquelle l’œuvre filmique de Marguerite Duras, à côté de celle de Godard ou de Marker, occupe une place de choix.
Sous la direction de Jean Cléder
MARGUERITE DURAS Trajectoires d'une écriture
ed. Le Bord de l'eau (2006)
MICHELLE PORTE Entre documentaire et fiction : UN CINEMA LIBRE
Entretien avec Jean Cléder
éditions LE BORD DE L'EAU (Septembre 2010)
livre accompagné du DVD du film Savannah Bay, c'est toi de Michelle Porte avec Bulle Ogier et Madeleine Renaud
Michelle Porte est surtout connue du grand public pour deux films importants consacrés à Marguerite Duras, Les lieux de Marguerite Duras (1976) et Savannah Bay, c'est toi(1984) ainsi que pour son long métrage L'après-midi de Monsieur Andesmas (2004) qu'elle a adapté du livre de Marguerite Duras. Lorsqu'on se penche sur sa filmographie, on se prend à suspecter que l'attention accordée à son oeuvre était jusqu'ici injustement resserrée.
En effet, au fil de trente années de réalisation, Michelle Porte a construit une oeuvre de liberté en concentrant ses regards sur de grands artistes du siècle -
Virginia Woolf, Carl Theodor Dryer, Christian Boltanski, Françoise Sagan..- et sur des destinées tragiques (Le Gardien du feu) ou certains grands moments de l'histoire (La peste,
Marseille 1720 ; La Princesse Palatine à Versailles). Ce qui frappe le spectateur au premier regard, cv'est la radicalité des choix esthétiques et narratifs qui président
à ces réalisations : à l'écart des modes et des mouvements, insoucieuse des conventions narratives de la télévision et du cinéma, la cinéaste s'est toujours efforcée de donner à son sujet la
forme juste - et cette exigence confère à son travail la force d'un style.
A la suite d'une première rencontre en janvier 2007, décision fut prise de préparer ces entretiens afin de questionner la cinéaste sur les articulations, les enjeux, la méthode d'un parcours dans
les images.
Un soin particulier a été apporté aux documents et illustrations qui viennent soutenir le propos le plus souvent possible.
Jean Cléder (Quatrième de couverture)
(Table des matières : Avant-propos, une oeuvre médiatrice - Raconter des histoires au moyen de l'image - Le travail: entrer dans la pensée de l'oeuvre - Raconter à travers les lieux - Une perspective critique sur le réel ' En sympathie avec Marguerite Duras - Adaptation de la littérature au cinéma - Filmer des écrivains - Peintres, plasticiens, sculpteurs : la marque de la personne dans l'oeuvre )
De mémoire et d'oubli: Marguerite Duras (Christophe Meurée et Pierre Piret dir.) editions P.I.E. Peter Lang S.A. 1 avenue Maurice, B-1050 Bruxelles, Belgique.
N° 1 de la Collection Marguerite Duras. Directeur de la collection Christophe Meurée
collectif. Auteurs : Madeleine Borgomano, Maud Fourton, Cécile Hanania, Catherine Bouthors-Paillart, Pierre Piret, Sabine Pétillon, Florence Bernard de Courville, Catherine Rotgers, Sarah Gaspari, Caroline Proulx, Monique Pinthon, Sylvie Loignon, Osamu Hayashi, Julie Beaulieu, Laurent Darbellay, Mireille Raynal-Zougari, Olivier Ammour-Mayeur, Arnaud Rykner, Christophe Meurée.
Ecritures de XXè siècle De Kafka à Toussaint editions P.U.R. Campus de la Harpe 2, rue du doyen Denis-Leroy - 35044 Rennes.Collectif. Auteurs : Michel Collomb (Kafka), Vincent Ferré, Emmanuel Bouju, Emmanuel Tibloux, Michel Arrouimi, Marie-Françoise Berthu-Courtivron, Anne Cousseau (Ah! Ernesto de Marguerite Duras : du coté de l'enfance), Joëlle Pagès-Pindon (L'Après-midi de M. Andesmas de Marguerite Duras : topogenèse d'un univers fictionnel) Pierre Bazantay, Brigitte Galtier, Daniel-Henry Pageaux, Yann Mével, Bruno Blanckerman, Franck Wagner, Jean Cléder, Jean-Pierre Montier.
MARGUERITE DURAS, une autre enfance de Alain Vircondelet Editions Le Bord de l'eau
"Regardez, je vous ai préparé la carte, voilà mon pays, Duras, Auriac, Allemans, Pardaillan. C'est là que mon père est enterré." Marguerite Duras
"L'autre enfance de Marguerite Duras, c'est celle qu'elle a passée, petite fille, dans le Sud-Ouest de la France, loin de l'Indochine coloniale, des jungles et des village de la brousse.
Inlassablement, elle y reviendra, cherchant à retrouver la trace d'un père trop tôt disparu, le rejoignant symboliquement en prenant le nom de Duras, cette petite ville du Lot-et-Garonne près de laquelle Henri Donnadieu avait acheté une maison de campagne. Jusqu'à ses derniers jours, "ce petit coin du monde" la tourmentera et l'enchantera tout à la fois, désirant y retrouver les siens et l'émotion d'un lieu grâce auquel, dira-t-elle, elle fut "sur le chemin pour devenir quelque chose comme un écrivain". Alain Vircondelet
DURAS TOUJOURS de Dominique Noguez Editions ACTES SUD
Duras, Toujours est un livre d'ami de connaisseur, mais écrit sans langue de bois. "Et je me suis retrouvé aussi envoûté qu'au premier jour. (..) j'arrête. Car, avec le souvenir de toutes ces lectures émerveillées, l'enchantement gagnerait de nouveau sur la volonté d'être dur, dur comme toi.."
MARGUERITE DURAS Au risque de la philosophie de Françoise Barbé-Petit Ed. Kimé. Pascal, Rousseau, Diderot, Kierkegaard, Lévinas. "N'être plus soi-même parce que l'on est envahi par un tout autre que soi, ne plus s'appartenir pour s'approcher de l'autre ou du grand Autre constituent des moments charnières chez la romancière comme chez les philosophes.
Sans le vouloir et sans le savoir, Duras serait-elle devenue, malgré elle et à son insu, une philosophe? "
5, rue Saint Benoît 3e étage gauche Marguerite Duras de Jean-Marc TURINE Editions Métropolis.
"Par ces pages, je ne propose pas un journal, je tente plus simplement de raconter une histoire d'amitié : celle qui m'a lié à Marguerite Duras, à son fils, Jean Mascolo, et au père de celui-ci, Dionys Mascolo. J'ai, oui, fréquenté les trois membres de cette famille et je me sers de notes prises tout au long des années passées en leur compagnie pour relater ces amitiés. (...) je ne détiens aucune vérité historique, j'offre un regard rétrospectif empreint de subjectivité qui éclaire peut être la personnalité d'une romancière-cinéaste marquante de son époque. D'entrée, une précision (...) pendant les vingt cinq années que s'est prolongée notre relation, j'ai fréquemment dissocié Marguerite, fidèle amie, de la Duras, publique, monda ine parfois..." JM Turine
L'AMIE de Michèle Manceaux Editions Robert Laffont, 2010 (première édition Albin Michel, 1997)
Michèle Manceaux fait le récit d'une amitié d'exception, celle qui, durant trente ans, l'a liée à Marguerite Duras.
"Marguerite Duras est morte le 3 mars 1996. Elle aurait eu quatre-vingt-deux ans en avril. Aujourd'hui, 3 mai 1996, l'arbre de Judée est en fleur devant sa maison. Sa floraison mauve assombrit les fenêtres du salon. J'aperçois la minuscule cuisine carrelée en noir et blanc comme un hall, à travers le feuillage de l'éternel géranium-rosa qu'elle appelle "menthe anglaise". Je l'entends m'expliquer que la menthe anglaise ne meurt pas même si on l'arrose très peu. "On en fait des boutures qui repartent à l'infini, tu en veux ?" (...)
Je voudrais écrire en demi-teinte comme on se promène en douceur dans un sous-bois, entre deux lumières. Entre l'ombre rafraîchissante et le soleil munificient. Entre elle et moi. En amitié comme en forêt, l'une n'est rien sans l'autre."
LA DERNIERE A GAUCHE EN MONTANT de Michèle Manceaux NiL éditions 2010
Cette maison à Neauphle-le-château, voisine de celle de Marguerite Duras, Michèle Manceaux a dû la vendre récemment. Elle en raconte l'épopée. Son refus de la nostalgie, son intégrité, son humour touchent au coeur.
HOMMAGE à MARIE-PIERRE THIEBAUT
Par Joëlle Pages-Pindon
Marie-Pierre Thiébaud nous a quittés.
Artiste singulière, elle avait partagé avec Marguerite Duras, outre de longues années d'amitié, un imaginaire en résonance profonde avec celui de l'écrivain. En accompagnement à une exposition de sculptures de Marie-Pierre Thiébaut, en 1972, Marguerite Duras avait écrit un texte intitulé "Au fond de la mer" qu'elle fit ensuite figurer dans Outside. Quel plus bel hommage pourrions-nous rendre au travail de l'artiste, que de citer ces mots de l'écrivain, si authentiquement "voyant" face au mystère de la création?
"Où est-on ? Dans le fond de la mer ? Dans le fond d'une femme ? Dans un puits ? Dans un fruit ? Je crois qu'on est à la fois dans la mer et dans l'organe. Dans le milieu premier, commun, la symbiose marine.
La force et la grâce des sculptures de Marie-Pierre Thiébaut viennent, il me semble, de là. (...)
Toutes les sculptures de Marie-Pierre Thiébaut pourraient être agrandies aux
dimensions architecturales. Toutes, même les plus petites sont de nature
monumentales." (Outside, 1981)
Naissances d'argile par Joëlle Pagès-Pindon (Spécialiste de l'oeuvre de Marguerite Duras, Joëlle Pagès-Pindon vit sa poèsie dans l'obsession des traces. Son recueil est scandé par dix toiles-imprégnations originales de Marie-Pierre Thièbaut qui fut l'amie de Marguerite Duras ..)